Le maire de Metz, Dominique GROS et ses adjoints, ont reçu hier la visite du président de la République, Nicolas Sarkozy. Retour sur une visite éclair.
" Il est là, il arrive" pouvait-on entendre hier dans les couloirs de l'Hôtel de Ville de Metz. Ce "il" désignant... le Chef de l'État, en visite surprise en Moselle. Des personnes des services de la mairie s'étaient rassemblées, en plus des élus. Pendant ce temps d'attente, Dominique GROS accompagnait Nicolas Sarkozy à la visite du Centre Pompidou-Metz, en présence des parlementaires locaux.

" Un régiment militaire en 2010 ou 2011"
A l'Hôtel de Ville de Metz, le président de la République a concédé le caractère " un peu impromptu" de sa visite. " J'ai vu qu'il y avait de la déception" a t-il ajouté, évoquant la visite rendue la semaine dernière à Woippy... au lieu de se rendre à Metz. Comme l'avait alors remarqué Dominique GROS, " lorsqu'un président étranger est reçu en France, c'est à Paris et non en banlieue qu'on l'accueille ". La polémique et le sens de la négociation du maire de Metz, semblent donc avoir joué puisqu'une semaine après cet affront, le Chef de l'État en personne s'est déplacé pour annoncer l'implantation " d'un régiment militaire à Metz". " Je suis venu vous annoncer que vous aurez en 2010 ou en 2011 un régiment militaire " a t-il déclaré. Même s'il n'a pas laissé de rester dans le flou, cette annonce satisfait, faute de mieux... En raison des restructurations militaires, Metz autrefois considérée comme une ville de Garnison, a perdu 4 de ses régiments militaires, avec des conséquences importantes sur le plan économique. Le Chef de l'État est parti juste après son discours. Une visite éclair, on vous dit.